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mymonkey gallery

My monkey is a french gallery and a small coworking space. It is a good place to see good contemporary art & design.

exhibitions

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Variation suspendue

Préparez votre visite: en raison des mesures sanitaires, l’accès à la galerie est limité, n’hésitez pas à contacter My monkey pour vous organiser
› Masque obligatoire, gel hydroalcoolique à l’entrée
 
Jeannie Brie est une artiste plasticienne vidéaste installée à Nancy, où elle a obtenu son diplôme à l’ENSAD en 2014. Son travail se déploie principalement sous forme d’installations et de performances audiovisuelles, la manipulation vidéo en temps réel lui permettant de développer l’écriture de récits non linéaires dans lesquels elle questionne notre rapport au temps, à la mémoire. Entre prises de vue du réel, archives et expérimentations d’atelier, elle se fabrique des bibliothèques d’images qui constituent ses « gammes visuelles ». S’appuyant sur leur pouvoir de suggestion, elle créé ainsi une iconographie du souvenir qui, à l’instar des phénomènes mnésiques, subit sélections, répétitions et distorsions.
 
Pour My monkey, elle s’associe une fois encore au collectif RPT pour compléter un corpus, Variations et souvenirs, et nourrir d’interprétations musicales sa réappropriation de vidéos vernaculaires. Variation suspendue n’est donc pas qu’une recherche individuelle dans les archives familiales, mais un agrégat de sensibilités identifiables par tout un chacun, une appréciation, en trois vidéoprojecteurs, une dizaine d’enregistrements et quelques miroirs, de la mémoire plurielle, universelle.
 
Le travail de Jeannie Brie a été sélectionné lors des festivals Eurovidéo 2015 (Liège, Belgique) et Les 31e instants vidéos à la Friche Belle de Mai (Marseille).
 
jeanniebrie.fr

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Expo Go-fast : Lutte des classes

Jusqu’au 10 avril, pour cette deuxième exposition Go-fast à voir depuis la rue, l’illustrateur Pierre Arsène Maurice recouvre les vitrines du 115-117 rue Charles III de peinture blanche. La couleur à connotation sage introduit toutefois un sujet politique récurrent : « la Lutte des classes ».
 
Ce combat, aux finalités diverses, symbolise la tension de la période actuelle. Pour Pierre Arsène Maurice, les classes qui définissent notre statut social demeurent. Il traduit ce malaise grâce à son trait serpenté. Des corps, enfermés, transforment les vitrines allongées en cadres étroits. Les personnages dessinés cherchent la bonne posture dans l’espoir de gagner de l’espace. Leurs dos, leurs fesses, leurs pieds tentent d’exercer une pression sur les rebords afin de déplacer les murs. Seul le chien, dont l’intitulé est Patronat, est à l’aise. Les malchanceux, eux, sont peints nus pour évoquer le désarroi mais également la souffrance infligée par leurs conditions de travail. Par ailleurs, ils ont pour titre Prolétariat.
 
Pierre Arsène Maurice, dessinateur installé à Montreuil, aime créer des figures aux lignes aussi généreuses qu’expressives. Les couleurs employées sont douces, peut-être pour exprimer sa poésie qu’il définit comme candide.
 
Ce travail en vitrine vient compléter les deux posters en Riso imaginés récemment par Pierre Arsène Maurice, et proposés en livraison ou click’n’collect sur le shop de la galerie: Prolétariat et Patronat.
 
pierrebusson.fr et sur Instagram

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A Dutch Landscape

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› Masque obligatoire, gel hydroalcoolique à l’entrée
 
Influencé par la bande dessinée sous contrainte et ses études en architecture, José Quintanar a défini, en multipliant les exercices en séries, une approche basée sur l’essentialisation de la forme. Par découpes, combinaisons, superpositions, cette forme est repensée — tout comme la structure narrative, objet de ses recherches de doctorant à l’université polytechnique de Madrid. Moitié du cabinet d’architecture expérimental néerlandais Ruja Office, ses productions laissent deviner une méthodologie à rapprocher du design, mais procèdent d’une réflexion artistique, questionnant par exemple l’épineuse problématique de la représentation.
 
Ce sont des pistes personnelles à cette problématique que José « Ja Ja Ja » propose d’explorer à My monkey, à travers une résidence du 22 au 30 mars et sa restitution en galerie dès le 1er avril. Ce travail s’inscrit dans la continuité de son projet A Dutch Landscape, collection d’objets indépendants (dessins, peintures, installations, sculptures…) combinés pour composer un paysage idéel et symbolique. Cette série et son motif se placent au confluent de l’approche frontale, visuelle, épistémique de l’école classique hollandaise du paysage, et de la définition plus conceptuelle, métaphorique et ludique qu’en a donnée Gertrude Stein.
 
josequintanar.com