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mymonkey gallery

My monkey is a french gallery and a small coworking space. It is a good place to see good contemporary art & design.

exhibitions, news

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Recoins

Illustrateur récemment diplômé de l’École nationale supérieure d’art et de design de Nancy, Pierre André cisèle des compositions aux traits fins, des concepts directs aux formes simples. Compartimentées comme des cases de bandes dessinées — un procédé qu’il a exploré pour son projet d’études Mes Années de pétrin —, ses scènes sont des séquences de l’ordinaire que leur style géométrique et figuratif rend identifiables et rassurantes.
 
Avec Recoins, vitrine peinte en cases et traits, l’artiste s’appuie sur cet aspect de son travail pour livrer un témoignage personnel sur le confinement. Par la fenêtre, le temps est suspendu aux cycles du soleil ; à l’intérieur, loin du capharnaüm extérieur, les détails immobiles de l’environnement accentuent la sensation d’indolence qui rend le quotidien moins urgent et angoissant.
 
En période de confinement et de fermeture de la galerie, My monkey vous propose les projets Go-Fast, des expositions visibles depuis la rue. Prenez votre attestation de déplacement dérogatoire, vous avez 1 h chrono pour venir découvrir des œuvres sur les vitrines du 115-117 rue Charles III.
 
Parallèlement à sa proposition graphique in situ, Pierre André est aussi l’auteur de deux posters en riso, Recoins et Replis, à retrouver sur le shop en ligne de la galerie et disponible en click’n’collect.
 
Instagram de Pierre André

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Le shop et la Riso restent actifs!

Dans le respect des mesures sanitaires, la galerie ferme temporairement ses portes au public et se voit contrainte d’annuler l’exposition d’Offshore Studio, initialement prévue du 19/11 au 18/12. Nous travaillons à son report s’il est possible.

En attendant, My monkey baisse le rideau mais pas les bras, et si l’accès aux locaux (et donc à l’atelier) est pour le moment interdit au public, il est toujours possible de solliciter les services de l’équipe sur le principe du fameux click & collect, notamment pour imprimer sur notre duplicopieur Riso (7 couleurs dispos: noir, rouge, jaune, bleu, orange vif, violet et vert) ou pour effectuer un achat plaisir et soutien en passant par notre shop, à la grille repensée depuis cet été.

Et ce n’est pas parce qu’on se confine qu’on s’engourdit le cerveau: nous sommes déjà en train de préparer l’interlude en imaginant ce qui peut être exposé avec les contraintes que nous impose le contexte.

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Managing the Wild

Soucieux de politiser, ou du moins responsabiliser la démarche du designer, le duo Isabel Seiffert et Christoph Miller questionne la vaste notion des flux, en dégageant notamment les problématiques liées aux flux migratoires: leur nom (« offshore » signifie « au large ») rappelle que, comme les contributeurs de leur revue interdisciplinaire en six volumes, Migrant, leur pays d’origine est différent de celui dans lequel ils ont décidé de vivre aujourd’hui. Entre essai et design, Offshore Studio se saisit des données numériques, textuelles, photographiques, schématiques, et leur offre une lecture écologique dans un de ses sens les plus larges: celui de la relation entre l’être humain et son environnement moral, social, économique.
Fruit d’une résidence à la Jan van Eyck Academie de Maastricht, la scénographie de Managing the Wild proposée à la galerie My monkey se penche sur la réapparition du loup en Suisse. En donnant une forme artistique auto-générée ou élaborée aux matériaux scientifiques (photographies, interviews, archives), Christoph et Isabel conduisent une narration qui interroge notre obsession pour le contrôle de la nature, et l’implication de la technologie dans ce rapport de force.
En parallèle de cette exposition, Offshore Studio animera un atelier à l’École nationale supérieure d’art et de design de Nancy, entre le 16 et le 18 novembre.

www.offshorestudio.ch

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Gilles de Brock

Gilles de Brock est en quête de motifs. Il affine les premiers, ses motifs algorithmiques, en les mettant à l’ouvrage sur des textiles aux codes populaires détournés et aux géométries labyrinthiques, reproduits en série (et pourquoi pas à l’infini?) en motifs visuels, le plus souvent enrichis de couleurs bigarrées mais au nombre limité. C’est une séquence de GIF 256 couleurs déclinée en tapis, rideaux et autres fournitures domestiques, qui viennent chatouiller les côtes des usiniers des grandes surfaces de la déco intérieure.

Collaborateur régulier de grandes marques de sportswear, le designer et directeur artistique hollandais a tenu des ateliers à Lausanne, Londres, Glasgow ou encore au Signe, centre du graphisme à Chaumont, et travaillé avec l’éminent studio Metahaven. Il poursuit ses expérimentations aussi bien à la programmation qu’à l’aiguille, et à l’écran de l’ordinateur comme à celui de la sérigraphie.

www.gillesdebrock.nl